La saisie sur salaire représente l’une des procédures de recouvrement les plus courantes dans le monde professionnel français. Cette mesure d’exécution forcée permet à un créancier d’obtenir directement de l’employeur le paiement d’une dette contractée par son salarié. Pour l’entreprise, cette situation implique des obligations comptables strictes et des responsabilités juridiques importantes qu’il convient de maîtriser parfaitement.

La comptabilisation d’une saisie sur salaire nécessite une approche méthodique et rigoureuse, respectant à la fois les principes comptables fondamentaux et les spécificités réglementaires de cette procédure. L’employeur se trouve dans la position délicate de tiers saisi, devant concilier ses obligations envers le salarié et celles envers le créancier poursuivant.

Cadre juridique de la saisie sur salaire selon le code du travail français

Le cadre législatif de la saisie sur salaire s’articule principalement autour des articles L3252-1 à L3252-13 et R3252-1 à R3252-49 du Code du travail. Cette réglementation définit avec précision les conditions d’application, les montants saisissables et les obligations de chaque partie prenante. La procédure vise à protéger les intérêts du créancier tout en préservant les moyens de subsistance du débiteur salarié.

L’évolution récente du droit des saisies, notamment avec la réforme de juillet 2025, a transféré certaines compétences du greffe du tribunal vers les commissaires de justice. Cette modification simplifie les démarches tout en renforçant le contrôle de la procédure. L’employeur doit désormais adapter ses pratiques comptables à ces nouvelles modalités procédurales.

Article R3252-1 et procédure de signification par l’huissier de justice

L’article R3252-1 du Code du travail établit les fondements de la procédure de saisie sur rémunération. La signification par l’huissier de justice constitue l’acte déclencheur de toute la procédure comptable subsequente. Cette signification doit respecter des formes strictes et contenir des mentions obligatoires pour être valable.

Le commissaire de justice transmet à l’employeur un acte de saisie détaillant le montant de la créance, l’identité du créancier et les modalités de calcul des sommes à retenir. Cette pièce justificative devient le document de référence pour toutes les écritures comptables à venir. L’employeur dispose alors de quinze jours pour déclarer la situation du salarié et confirmer les éléments de rémunération.

Calcul du montant saisissable selon le barème de la fraction insaisissable

Le calcul de la fraction saisissable s’effectue selon un barème progressif établi par décret et révisé annuellement. En 2026, ce barème s’applique sur la rémunération nette mensuelle, déduction faite des cotisations sociales, de la CSG, de la CRDS et du prélèvement à la source. La première tranche, jusqu’à 373,33 euros, est saisissable au taux de 1/20ème.

Les tranches suivantes voient progresser le taux de saisie : 1/10ème pour la deuxième tranche (373,33 à 727,50 euros), 1/5ème pour la troisième (727,50 à 1 083,33 euros), et ainsi de suite jusqu’à la saisie totale au

delà de 2 150,83 euros. En parallèle, une fraction insaisissable, équivalente au montant forfaitaire du RSA pour une personne seule (646,52 euros en 2026), doit impérativement rester à la disposition du salarié. Autrement dit, même en présence de multiples créanciers, vous ne pouvez jamais descendre en dessous de ce « reste à vivre » légal.

Le barème est majoré de 145 euros par mois et par personne à charge (conjoint, partenaire de PACS, concubin sous conditions de ressources, enfants à charge ou ascendants à faible revenu). Dans la pratique, le commissaire de justice indique souvent la fraction saisissable théorique, mais c’est bien à l’employeur qu’il revient de vérifier, mois après mois, que le montant retenu reste conforme au barème applicable et à la situation familiale déclarée. Une erreur de calcul peut engager sa responsabilité, d’où l’importance de documenter précisément chaque étape.

Obligations de l’employeur tiers saisi face au créancier poursuivant

Dès réception de l’acte de saisie sur salaire, l’employeur devient « tiers saisi » au sens des textes. Ce statut lui impose des obligations strictes : il doit d’abord accuser réception de la saisie en répondant au commissaire de justice dans un délai de quinze jours. Cette réponse mentionne la nature du contrat de travail, le niveau de rémunération, ainsi que l’existence éventuelle d’autres procédures (paiement direct de pension alimentaire, autres saisies ou SATD en cours).

L’employeur doit ensuite prélever chaque mois la fraction saisissable sur le salaire net et la verser au commissaire de justice répartiteur, jusqu’à apurement complet de la dette ou notification de mainlevée. Il lui est interdit de modifier unilatéralement le montant ou d’interrompre les prélèvements tant qu’aucun acte officiel n’est reçu. À défaut d’exécution correcte, il peut être tenu personnellement au paiement des sommes dues, comme s’il était lui-même débiteur, et encourir en outre une amende civile pouvant atteindre 10 000 euros.

Enfin, l’employeur est tenu d’informer sans délai (huit jours maximum) le commissaire de justice de tout événement susceptible d’affecter la saisie : suspension ou rupture du contrat de travail, passage à temps partiel, congé sans solde, longue maladie, etc. En pratique, le service paie et le service RH doivent collaborer étroitement pour sécuriser ces déclarations et éviter une mise en cause de la responsabilité de l’entreprise.

Délais de contestation et recours devant le juge de l’exécution

Le salarié débiteur conserve toujours la possibilité de contester la saisie sur salaire ou son montant. Il peut saisir le juge de l’exécution, généralement dans un délai d’un mois à compter de la signification du commandement de payer ou de l’acte de saisie. Ce recours n’interrompt pas automatiquement les retenues, sauf si le juge en décide autrement ou si la contestation est formée dans le mois suivant le commandement dans le cadre de la nouvelle procédure applicable depuis juillet 2025.

De son côté, l’employeur peut également solliciter des éclaircissements lorsqu’un doute sérieux subsiste sur le cumul des saisies, l’ordre de priorité entre créanciers ou la notion de fraction insaisissable. Néanmoins, il ne doit jamais se faire justice lui-même en suspendant la retenue. Le juge de l’exécution peut, par exemple, accorder un délai de grâce ou réaménager la dette, ce qui impose ensuite d’adapter immédiatement la comptabilisation de la saisie sur salaire.

Pour se protéger, il est conseillé de conserver une copie de tous les échanges avec le commissaire de justice et, le cas échéant, des décisions judiciaires de modification ou de suspension. Ces pièces serviront de base à vos extournes et régularisations comptables ultérieures, mais aussi à la justification de vos écritures en cas de contrôle.

Écritures comptables de la retenue sur salaire dans le journal de paie

Sur le plan comptable, la saisie sur salaire ne constitue pas une charge supplémentaire pour l’entreprise. Il s’agit d’une modalité particulière de versement du salaire net : au lieu de payer la totalité au salarié, une partie transite par l’employeur vers le créancier. L’enjeu principal consiste donc à isoler correctement la fraction saisie dans les comptes de tiers et à respecter les règles de rattachement des charges de personnel.

Dans la majorité des PME, les écritures relatives à la saisie sur salaire sont intégrées à l’OD de paie mensuelle. Vous allez comptabiliser la rémunération brute, les cotisations sociales, le salaire net à payer au salarié et, en parallèle, la dette envers le créancier poursuivant. Pour sécuriser vos pratiques, il est essentiel de bien distinguer ce qui relève du salaire (compte 641) et ce qui relève des dettes de personnel ou des provisions (comptes 421, 427 ou 4282 selon l’organisation comptable retenue).

Débit du compte 641 « rémunérations du personnel » pour la quote-part saisie

Le salaire brut, incluant la partie qui sera saisie, est intégralement enregistré au débit du compte 641 – Rémunérations du personnel. Autrement dit, la fraction saisie ne vient pas diminuer la charge de personnel : elle reste bien un élément de rémunération due au salarié, même si ce dernier ne la perçoit pas directement. C’est un point crucial : la saisie sur salaire n’a aucune incidence sur le montant du brut ni sur les cotisations sociales calculées.

Concrètement, lors de l’OD de paie, vous enregistrez le salaire brut, les primes, avantages en nature et indemnités selon votre plan de comptes habituel. Par exemple :

Débit 6411 – Salaires et appointements  : 20 000 €Crédit 431 – URSSAF  : 2 000 €Crédit 4371 – Retraite complémentaire  : 1 500 €Crédit 4372 – Prévoyance  : 500 €

Le fait qu’une saisie de 500 euros soit pratiquée sur un salarié ne change rien à ces montants. La différence se situe au niveau du traitement du net à payer et de la dette vis-à-vis du créancier.

Crédit du compte 4282 « dettes provisionnées pour charges à payer » en attente de versement

Pour suivre spécifiquement la fraction de salaire retenue et destinée au créancier, vous pouvez utiliser un compte de provisions de type 4282 – Dettes provisionnées pour charges à payer, en complément ou en alternative au compte 427 « Personnel – oppositions ». Cette approche présente un intérêt lorsque l’on souhaite ventiler distinctement, par période, les montants de saisie constatés mais non encore versés au commissaire de justice à la date d’arrêté.

Dans cette logique, la comptabilisation de la saisie sur salaire au niveau de l’OD de paie peut se présenter ainsi :

Crédit 421 – Salaires nets à payer  : 14 700 €Crédit 4282 – Dettes provisionnées – saisie sur salaire  : 500 €Crédit 4421 – Prélèvement à la source  : 800 €

Le compte 4282 matérialise alors la dette de l’entreprise envers le créancier (via le commissaire de justice) au titre du mois considéré. Au moment du règlement effectif, il sera soldé par le débit du 4282 et le crédit du compte 512 « Banque ». Cette technique permet de bien rattacher chaque retenue sur salaire à son exercice de référence, ce qui est particulièrement utile en cas de clôture entre la date de paie et la date de virement au commissaire de justice.

Traitement spécifique des charges sociales sur la fraction non versée

Un point prête souvent à confusion : doit-on recalculer les charges sociales sur la seule partie du salaire effectivement versée au salarié, hors saisie ? La réponse est non. Les cotisations sociales se calculent sur l’assiette habituelle, c’est-à-dire le salaire brut, indépendamment du fait qu’une fraction du net soit versée à un tiers. Autrement dit, la saisie sur salaire est neutre pour les organismes sociaux.

Dans les écritures, les charges patronales sont comptabilisées normalement au débit des comptes de classe 64 (par exemple 645 – Charges de sécurité sociale) et au crédit des comptes de dettes sociales (431, 437…). La retenue sur salaire n’impacte ni le montant des charges patronales ni celui des charges salariales. Seule la répartition du net entre le salarié et le créancier est modifiée, comme si vous payiez en partie le salarié et en partie un tiers pour son compte.

En pratique, il est judicieux d’indiquer clairement sur le bulletin de paie une ligne « Saisie sur salaire » ou « Opposition sur salaire » en déduction du net, juste après le prélèvement à la source. Cela permet de sécuriser la compréhension par le salarié et de disposer d’un support clair en cas de litige ou de contrôle.

Impact sur la déclaration sociale nominative (DSN) mensuelle

La saisie sur salaire doit être prise en compte dans la DSN, mais uniquement au niveau des rubriques relatives au « net payé au salarié » et aux montants effectivement versés. Les bases de calcul des cotisations sociales, des contributions et du prélèvement à la source restent identiques, puisqu’elles se fondent sur le brut et le net imposable avant saisie. La retenue au titre de la saisie sur salaire n’est pas une cotisation, mais une retenue tierce.

Concrètement, la DSN mentionnera le salaire net « théorique » ainsi que le « net payé » réellement viré au salarié après saisie. Certaines solutions de paie prévoient un code dédié pour les oppositions et saisies sur rémunérations, facilitant la ventilation et la traçabilité. Vous veillerez enfin à ce que le cumul des montants saisis sur la période soit cohérent avec les paiements effectués et les écritures passées en 4282, afin d’éviter tout écart lors des rapprochements annuels.

Comptabilisation du versement au créancier saisissant

Une fois la retenue sur salaire opérée et comptabilisée, vient le moment du versement au créancier saisissant, via le commissaire de justice répartiteur. Ce paiement doit refléter fidèlement la dette enregistrée en compte 4282 (ou 427 selon l’organisation de vos comptes de tiers). L’objectif est simple : solder la provision constituée lors de la paie et constater la sortie de trésorerie correspondante.

Au moment du règlement, l’écriture type est la suivante :

Débit 4282 – Dettes provisionnées – saisie sur salaire  : 500 €Crédit 512 – Banque  : 500 €

Si vous utilisez le compte 427 « Personnel – oppositions » pour suivre directement les saisies, l’écriture sera similaire : Débit 427 / Crédit 512. L’important est de garantir la concordance parfaite entre le total des retenues figurant sur les bulletins de paie, les sommes déclarées en DSN et les montants effectivement versés au commissaire de justice. En cas de pluralité de créanciers, c’est ce dernier qui se charge de répartir les fonds ; pour vous, l’interlocuteur unique reste le commissaire de justice indiqué dans l’acte de saisie.

Régularisations comptables en cas d’arrêt ou modification de la saisie

Dans la durée, une saisie sur salaire peut évoluer : mainlevée anticipée, rééchelonnement décidé par le juge, modification du barème suite à changement de situation familiale, ou encore erreur de calcul détectée a posteriori. Chaque événement nécessite une régularisation comptable précise pour que vos comptes reflètent correctement la situation réelle. Comment procéder sans perdre le fil ?

La clé consiste à s’appuyer sur les actes officiels (mainlevée, nouvelle décision du juge de l’exécution, courrier du commissaire de justice) comme pièces justificatives majeures. À partir de là, vous ajustez vos comptes de tiers (4282 ou 427) et, si nécessaire, le compte 421 « Rémunérations dues » pour corriger le net à payer antérieur. Lorsque la régularisation joue en faveur du salarié, un rappel de net ou un versement complémentaire devra être effectué et justifié.

Procédure de mainlevée par acte d’huissier et écritures d’extourne

La mainlevée met fin à la saisie sur salaire. Elle est généralement notifiée par un acte du commissaire de justice précisant la date d’effet. À compter de cette date, vous cessez toute retenue sur les bulletins de paie et vous n’enregistrez plus de montants en 4282 ou 427 au titre de la saisie concernée. Il reste toutefois à vérifier si une provision subsiste en comptabilité, par exemple lorsque la dernière retenue a été passée mais pas encore versée.

Si, à la date de la mainlevée, un solde créditeur demeure en compte 4282, vous avez l’obligation de le régulariser. Deux cas se présentent :

  • la somme doit encore être versée au commissaire de justice au titre d’une période antérieure : vous effectuez le règlement et soldez 4282 par le crédit du 512 ;
  • la somme a été retenue à tort ou en trop sur le salarié : vous passez une écriture d’extourne en créditant le compte 421 (rappel de net à payer) et en débitant 4282, puis vous virez le montant au salarié.

Dans ce deuxième cas, l’écriture type sera :

Débit 4282 – Dettes provisionnées – saisie sur salaire  : 150 €Crédit 421 – Salaires nets à payer  : 150 €

Elle sera suivie du règlement :

Débit 421 – Salaires nets à payer  : 150 €Crédit 512 – Banque  : 150 €

Cette méthode garantit la traçabilité de l’erreur et la juste restitution au salarié des sommes indûment prélevées.

Ajustement des provisions constituées en compte 4282

Il peut arriver qu’un écart apparaisse entre les montants provisionnés au fil des mois et les sommes finalement réclamées par le commissaire de justice, par exemple après une décision de réaménagement de la dette ou la reconnaissance d’une erreur de calcul initiale. Dans ce cas, vous devrez ajuster le solde du compte 4282 pour le faire coïncider avec la dette actualisée.

Supposons, par exemple, que vous ayez provisionné 2 000 euros en 4282 sur plusieurs mois, mais que le solde réellement dû au créancier, après décision de justice, ne soit plus que de 1 700 euros. Vous devrez alors extourner l’excédent de 300 euros en le créditant au salarié :

Débit 4282 – Dettes provisionnées – saisie sur salaire  : 300 €Crédit 421 – Salaires nets à payer  : 300 €

À l’inverse, si vous constatez un manque de provision (par exemple, la dette finale est de 2 300 euros au lieu de 2 000), vous devrez corriger en dotant 4282 et en diminuant le net à payer futur du salarié, ou, si le passif concerne un exercice clos, en passant par un compte de résultat approprié après avis de votre expert-comptable. Dans tous les cas, la régularisation doit être documentée et cohérente avec les décisions judiciaires reçues.

Traitement des intérêts de retard dus au salarié

Une hypothèse plus rare, mais possible, concerne le versement d’intérêts de retard au salarié lorsque l’employeur a mal exécuté la saisie (retenue excessive, versement tardif, non-respect de la mainlevée, etc.). Le juge peut alors condamner l’employeur à indemniser le salarié pour le préjudice subi. Comment comptabiliser ces intérêts ?

Ces sommes constituent pour l’entreprise une charge financière ou exceptionnelle, selon leur nature et leur importance. Elles seront généralement enregistrées au débit d’un compte de type 668 – Autres charges financières ou 671 – Charges exceptionnelles, et au crédit du compte 421 « Rémunérations dues » (si vous les versez via la paie) ou d’un compte de tiers 467 (si le règlement s’effectue hors bulletin). Vous veillerez à ne pas les intégrer dans le salaire brut afin d’éviter de fausser l’assiette des cotisations sociales, sauf si la décision du juge impose expressément un traitement assimilé à de la rémunération.

En pratique, il est recommandé de joindre à votre écriture la copie du jugement ou de l’accord transactionnel. Cela facilitera la justification auprès du commissaire aux comptes ou de l’administration en cas de contrôle ultérieur.

Contrôles comptables et pièces justificatives obligatoires

La bonne comptabilisation d’une saisie sur salaire repose autant sur des écritures correctes que sur une documentation irréprochable. En cas de contrôle URSSAF, de vérification fiscale ou d’audit légal, l’entreprise doit être en mesure de démontrer, pièces à l’appui, que chaque retenue est fondée, correctement calculée et dûment reversée au créancier. Quels documents devez-vous conserver, et quels contrôles internes mettre en place ?

Les principales pièces justificatives à archiver sont les suivantes : l’acte initial de saisie (et ses éventuelles mises à jour), les échanges avec le commissaire de justice, les décisions du juge de l’exécution, les bulletins de paie mentionnant la saisie, les preuves de virement au commissaire de justice (relevés bancaires, avis d’opéré) et, le cas échéant, les actes de mainlevée. Ces documents doivent être conservés au moins pendant la durée légale de conservation des pièces sociales et comptables, souvent au-delà de la fin de la saisie elle-même.

Côté contrôles comptables, quelques bonnes pratiques s’imposent :

  1. réconcilier chaque mois le total des retenues figurant sur les bulletins de paie avec les montants crédités en 4282 ou 427 et les sommes versées au commissaire de justice ;
  2. vérifier régulièrement que le solde du compte 4282 est nul pour les saisies clôturées (après mainlevée) ;
  3. tester la cohérence entre la DSN, les OD de paie et les relevés bancaires.

Enfin, une formation minimale des équipes paie et comptables aux règles de saisie sur salaire et de SATD permet de réduire fortement le risque d’erreurs coûteuses. En structurant vos procédures, en documentant chaque étape et en effectuant des rapprochements réguliers, vous sécurisez non seulement vos écritures, mais aussi la responsabilité juridique de l’entreprise en tant que tiers saisi.